Cômense

A la recherche du bonheur

Amélie Delaporte-Digard
45549560.jpg

En ce jour de nouvelle année chinoise, je vous souhaite une très belle et prospère année du Chien de Terre.

D'après l'astrologie chinoise, cette année s'annonce très positive, malgré les challenges qui peuvent se mettre sur notre route.
Profitons de ces nouvelles énergies pour œuvrer pour le bonheur de chaque personne autour de nous.
A l'image du Chien, soyons fiable, digne de confiance, et aidons-nous pour un monde un peu plus uni.

Mais avant tout, notre bonheur repose sur une manière d'être.
Chaque personne a, dans sa vie, des moments merveilleux et des évènements difficiles. Dans ce contexte, l'une atteindra le bonheur et l'autre non.

Après avoir travaillé longtemps sur ce positionnement interne, sur cette manière d'être, sur ce lâcher-prise et centrage du corps et de l'esprit qui laisse la place au bonheur, une étude récente m'a intéressée. Allant dans le même sens, voici une explication plus « scientifique » et plus « occidentale » du chemin du bonheur.

 

Le Dr Robert Lustig, endocrinologue pédiatrique à l'université de San Francisco en Californie avance désormais le fait que la recherche du plaisir inhiberait le bonheur.

Pour cela, il différencie fondamentalement ces 2 principes :

  • Le plaisir a une courte durée, le bonheur est sur du long terme
  • Le plaisir se prend, le bonheur se donne
  • Le plaisir s’obtient avec des choses matérielles, le bonheur non
  • Le plaisir s’expérimente seul, le bonheur se retrouve dans les interactions sociales
  • L’extrême plaisir conduit à l’addiction, qu'elle soit matérielle ou mentale. Pas le bonheur
  • Et sur un plan physiologique, le plaisir est lié à la dopamine, alors que le bonheur est dû à la sérotonine.

Le plaisir agit donc avec la dopamine qui excite les neurones. Plus les neurones seront excités, plus il leur faudra de stimulations pour le même résultat. Et à force d'être stimulé, le neurone finira par mourir. Ce qui mène à l'addiction.

Au contraire, le bonheur dépend de la sérotonine. Elle permet de donner cette sensation de contentement et d'unité avec le monde qui nous entoure. La sérotonine est un inhibiteur neuronal, et non un excitant. Elle ralentit donc l'activité des neurones.

Mais les deux sont interdépendants : la production de dopamine ralentit la production de sérotonine, et vice-versa.

Dans son nouveau livre The Hacking of the American Mind, le Dr Robert Lustig en conclut donc que la recherche du plaisir inhiberait le bonheur.

Il est donc de notre ressort de travailler sur notre mental et notre corps, pour nous positionner intérieurement afin d'être prêt à offrir du bonheur à chaque personne que nous croisons sur notre chemin de vie.

Bonne fête du printemps à tous !

新年快乐!

Amélie Delaporte-Digard